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	<title>Aïkido Archives - ChokeNami</title>
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	<description>Arts martiaux, histoire, culture, équipement</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Aug 2026 21:15:38 +0000</lastBuildDate>
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		<title>L’aïkido, à quoi sert une discipline sans compétition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 18:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Disciplines]]></category>
		<category><![CDATA[Aïkido]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Judo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pratique sans opposition ne devient pas fausse. Elle devient invérifiable, ce qui est un autre problème.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Aucune discipline n’essuie autant de sarcasmes que l’aïkido. Depuis que les tournois sans catégorie ont mis les styles à l’épreuve les uns des autres, la question revient sous une forme brutale : est-ce que ça marche ? Elle mérite une réponse, mais elle mérite d’abord d’être posée correctement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un homme, deux maîtres, une rupture</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Morihei Ueshiba</strong>, né en 1883 à Tanabe, n’a rien du sage éthéré des photographies tardives. C’est un homme robuste, ancien soldat, qui passe vingt ans à collectionner les écoles avant de fonder la sienne. L’essentiel lui vient du <em>Daitō-ryū aiki-jūjutsu</em>, qu’il apprend à partir de 1915 auprès de <strong>Sokaku Takeda</strong>, technicien redoutable et homme difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde influence est d’un tout autre ordre. Ueshiba adhère à l’Ōmoto-kyō, mouvement religieux dirigé par Onisaburō Deguchi, et le suit jusqu’en Mongolie en 1924, dans une expédition qui finit devant un peloton d’exécution auquel les deux hommes échappent de justesse. De cette dualité naît sa position singulière : un technicien de haut niveau qui décide, en cours de route, que la finalité de son art n’est pas de vaincre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom d’aïkidō ne s’impose qu’au début des années 1940. Ce qu’on pratiquait avant, sous le nom d’aiki-budō, était nettement plus dur que ce que ses élèves d’après-guerre ont transmis. Les témoignages concordent sur ce point : il y a plusieurs Ueshiba, et l’on choisit rarement le même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’aïkido étudie réellement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réduit à sa mécanique, l’aïkido travaille une question précise : que faire du contact quand on refuse de s’opposer de front. Deux réponses structurent tout le reste. <em>Irimi</em>, entrer, aller vers l’attaque en se plaçant hors de sa ligne. <em>Tenkan</em>, tourner, laisser passer la force en pivotant autour d’un axe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Formulé ainsi, c’est le sujet du <a href="/le-kuzushi-un-instant/">kuzushi</a>, abordé par un autre bout. Là où le judo prend l’instant de déséquilibre pour projeter, l’aïkido cherche à installer un angle où l’adversaire n’a plus de structure. La différence tient moins au principe qu’à ce qu’on en fait ensuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le problème, nommé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la difficulté, et il n’y a pas de raison de la contourner. La plupart des écoles d’aïkido s’entraînent sur une attaque annoncée, exécutée par un partenaire qui a pour rôle de chuter. Ce mode d’étude permet de travailler des techniques dangereuses pour les articulations sans blesser personne. Il a aussi un effet dont on parle moins : il n’offre aucune vérification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement le problème que Kanō avait résolu soixante ans plus tôt en retirant du randori ce qui casse, afin de pouvoir tout le reste à pleine intensité. L’aïkido a fait le choix inverse : garder les techniques, renoncer à la résistance. Un art peut vivre ainsi, mais il perd le droit de se dire éprouvé, et ses pratiquants les plus lucides le savent depuis longtemps.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Une pratique sans opposition ne devient pas fausse. Elle devient invérifiable, ce qui est un autre problème et parfois un problème pire.</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Une branche a tenté de refermer cet écart. <strong>Kenji Tomiki</strong>, élève de Ueshiba et de Kanō, gradé dans les deux disciplines, a introduit une forme de compétition avec un couteau en mousse et des règles d’assaut. La tentative a fait scandale dans le milieu et reste minoritaire. Elle a le mérite de proposer une réponse au lieu d’une justification.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut lui reconnaître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que l’aïkido a conservé et transmis un corpus de jūjutsu que le judo sportif avait laissé de côté : clés de poignet, contrôles debout, immobilisations, travail contre plusieurs adversaires, et une culture de la chute qui n’a pas d’équivalent. Beaucoup de pratiquants d’autres disciplines découvrent tard que savoir tomber est une compétence à part entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi posé sérieusement une question que le reste des arts martiaux préfère souvent éviter : à quoi sert de s’entraîner quand on n’a aucune intention de se battre. Ueshiba y répondait par <em>masakatsu agatsu</em>, la vraie victoire est la victoire sur soi. On peut trouver la formule commode. On peut aussi constater qu’elle décrit assez bien ce que cherchent la plupart des gens qui poussent la porte d’un dojo un mardi soir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur serait de vendre l’aïkido comme une méthode de combat éprouvée : il ne l’est pas, et le prétendre expose ceux qui y croient. L’erreur symétrique serait de le juger uniquement à cette aune, comme si une pratique corporelle ne pouvait avoir d’autre valeur que son rendement en cage.</p>

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		<title>Le dojo japonais, une salle qui a un haut et un bas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 20:28:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Aïkido]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Judo]]></category>
		<category><![CDATA[Kendo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dōjō veut dire le lieu de la voie. Une salle d’entraînement japonaise n’a jamais été pensée comme un gymnase.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mot ne parle pas de sport. <em>Dōjō</em>, 道場, désigne le lieu de la voie. Il vient du vocabulaire bouddhiste, où il nommait l’endroit de l’éveil, avant d’être emprunté par les écoles de combat. Une salle d’entraînement japonaise n’a donc jamais été pensée comme un gymnase, et cela se voit dans sa disposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une salle qui a un haut et un bas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un dojo traditionnel est orienté. Un côté, le <em>kamiza</em>, fait office de place d’honneur : on y trouve souvent une calligraphie, parfois un petit autel, le portrait du fondateur. Face à lui, le <em>shimoza</em>, où se rangent les élèves les moins gradés. Les deux flancs ont eux aussi leur nom et leur usage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette géographie n’est pas décorative, elle organise la séance : où l’on s’aligne, dans quel ordre, qui salue qui et dans quel sens. Un pratiquant occidental qui découvre un dojo japonais met souvent quelques jours à comprendre qu’il ne s’agit pas de déférence mais de circulation. Dans une salle où soixante personnes se déplacent en projetant, il faut bien que chacun sache où se tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le salut à l’entrée obéit à la même logique. On ne salue pas un professeur, on salue le lieu, et on le refait en sortant, y compris quand il est vide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sol fait la discipline</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’on foule détermine ce qu’on peut faire. Un dojo de kendo a un parquet posé sur lambourdes, souple, qui rend au pied l’énergie du <em>fumikomi</em>, ce claquement du talon qui accompagne la frappe. Sur un tatami, le même geste n’existe pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tatami de judo n’a lui-même presque plus rien du tatami domestique en paille de riz, remplacé depuis longtemps par des mousses à densité contrôlée. Le changement paraît technique. Il ne l’est pas : une surface qui absorbe davantage autorise des chutes plus violentes, donc des projections plus engagées, donc un judo différent. Le matériel a modifié la pratique aussi sûrement que les règlements.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>On croit choisir un revêtement. On choisit en réalité quelles techniques resteront possibles dans dix ans.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Trois lieux, trois époques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Kōdōkan</strong> de Tokyo, fondé par Kanō Jigorō en 1882 dans une salle prêtée par un temple, occupe aujourd’hui un immeuble de plusieurs étages avec des centaines de tatamis. Il reste le siège mondial du judo et le passage obligé de qui veut comprendre d’où vient la discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Butokuden</strong> de Kyoto, bâti à la toute fin du XIXe siècle pour le Dai Nippon Butoku Kai, appartient à une autre logique : celle d’un État qui décide de rassembler et d’administrer les arts martiaux. Son architecture de bois, imposante, dit exactement cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Nippon Budōkan</strong>, enfin, est construit pour les Jeux de Tokyo en 1964, année où le judo entre au programme olympique. Sa forme évoque un pavillon octogonal traditionnel, mais c’est une salle de quatorze mille places.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après son inauguration, il accueille un concert des Beatles. L’épisode fait scandale : des voix s’élèvent contre l’usage d’un lieu dédié au budō pour de la musique populaire, et le bâtiment est protégé par un important dispositif policier. Le Budōkan est depuis devenu une salle de concert de référence. On peut y voir un reniement. On peut aussi y lire ce que devient un art martial quand il cesse d’être une préparation au combat pour devenir un patrimoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vivre dedans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dojo a longtemps été un lieu d’habitation autant que d’entraînement. L’<em>uchi-deshi</em>, l’élève de l’intérieur, y logeait, y faisait le ménage, ouvrait la salle et la fermait, et recevait en échange un enseignement que personne n’aurait songé à facturer à l’heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système a formé la plupart des maîtres du XXe siècle, y compris les étrangers venus s’y soumettre. Il a aussi produit des abus dont on parle davantage aujourd’hui. Il subsiste ici et là, très réduit, concurrencé par des formats plus courts et plus payants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le club de quartier en a gardé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des clubs français s’entraînent dans un gymnase municipal partagé avec le basket, dont on déroule les tatamis le mardi soir pour les ranger à vingt-deux heures. L’orientation, la calligraphie, le sol pensé pour une discipline : rien de tout cela n’est possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui survit tient à peu de chose, et c’est l’essentiel : on retire ses chaussures, on s’aligne, on salue avant et après, on nettoie la surface. Ces gestes paraissent folkloriques à qui les regarde de l’extérieur. Ils font pourtant exactement ce que faisait la géographie du dojo japonais, à savoir transformer une salle quelconque en un endroit où l’on a accepté des règles avant d’entrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dojo n’est pas un bâtiment. C’est un accord, et il tient debout dans un gymnase prêté.</p>

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		<title>Le Cercle Tissier, un dojo devenu institution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 20:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Aïkido]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rentré de Tokyo en 1976 avec sept ans de Hombu Dojo, Christian Tissier a formé une génération d’enseignants.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En juillet 1976, un Français de vingt-cinq ans rentre de Tokyo avec un 4e dan et sept ans d’entraînement quotidien au Hombu Dojo de l’Aikikai. Il s’installe à Vincennes et y ouvre une salle. Un demi-siècle plus tard, une grande partie de l’aïkido français descend de cette adresse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enfant du tatami</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian Tissier</strong>, né à Paris en 1951, commence l’aïkido en 1962, à onze ans, auprès de Jean-Claude Tavernier. Il devient ensuite l’élève de Mutsuro Nakazono, qui lui remet son 2e dan avant son départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1969, à dix-huit ans, il part pour le Japon. Il ne s’agit pas d’un stage : il reste sept ans au Hombu Dojo, le siège mondial de la discipline, à une époque où très peu d’Occidentaux s’y installent durablement. Il y suit notamment <strong>Seigo Yamaguchi</strong>, dont le travail fluide marquera durablement son propre aïkido, ainsi que Kisaburo Osawa et le deuxième doshu, <strong>Kisshōmaru Ueshiba</strong>, fils du fondateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce détail de parcours compte pour comprendre la suite. Tissier ne rapporte pas une méthode apprise en stages, il rapporte une pratique acquise sur place, dans la langue, dans la durée, auprès de ceux qui la faisaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vincennes, une fabrique de professeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cercle Christian Tissier, ouvert à son retour, n’est pas resté un club parmi d’autres. Il est devenu le lieu où s’est formée une bonne part des enseignants français de la discipline, et la plupart des délégués techniques de la fédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un modèle assez rare en France, où l’enseignement des arts martiaux se disperse d’ordinaire entre des centaines de petites associations municipales. Un centre dense, ouvert largement dans la semaine, où l’on croise plusieurs disciplines et plusieurs niveaux sur les mêmes tatamis, produit autre chose qu’un cours de deux heures le mardi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Un club forme des pratiquants. Un dojo qui dure forme des professeurs, et ce sont eux qui font une discipline nationale.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Les grades, et ce qu’ils disent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La progression se lit comme une chronique des relations entre la France et le Japon. L’Aikikai lui décerne le 5e dan en 1981, le 6e en 1986. Le 7e dan français arrive en 1997 ; le 7e dan de l’Aikikai lui est remis en janvier 1998 par Kisshōmaru Ueshiba en personne, chez lui, en présence de son fils et futur successeur Moriteru.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 9 janvier 2016, lors de la cérémonie du Kagamibiraki à Tokyo, il reçoit le 8e dan Aikikai des mains du doshu Moriteru Ueshiba, aux côtés de Tsuruzo Miyamoto et Jiro Kimura. Les sources concordent pour en faire le seul aïkidoka non japonais à avoir reçu ce grade de l’Aikikai de Tokyo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut hausser les épaules devant une numérotation de ceintures. Elle dit pourtant quelque chose de précis : une école japonaise, réputée avare de ses grades élevés, a reconnu qu’un étranger enseignait sa discipline au niveau de ses propres shihan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cela change au débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons écrit ailleurs, sans détour, ce qu’on peut reprocher à <a href="/aikido-a-quoi-sert-une-discipline-sans-competition/">l’aïkido comme méthode de combat</a> : une pratique sans opposition réelle ne devient pas fausse, elle devient invérifiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence d’une école comme celle-ci ne répond pas à cette objection, et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Elle déplace en revanche une autre question, celle de la transmission. Une discipline qui produit pendant cinquante ans des enseignants formés au même endroit, avec les mêmes exigences techniques, tient sur autre chose que sur la réputation d’un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs la leçon que Kanō avait tirée bien avant : ce qui survit à un fondateur n’est ni son palmarès ni son charisme, c’est une méthode que d’autres savent enseigner à leur tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les grades et les dates cités ici proviennent des biographies publiées par le Cercle Tissier et par des sources spécialisées ; signalez-nous toute inexactitude.</em></p>

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