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	<title>portrait Archives - ChokeNami</title>
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	<description>Arts martiaux, histoire, culture, équipement</description>
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		<title>Ce que la France a apporté aux arts martiaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 12:09:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Judo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des Français ont gagné, enseigné et défriché. Clin d’œil à quelques-uns, du judo à la Luta Livre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">On raconte volontiers les arts martiaux comme une affaire japonaise, puis brésilienne. C’est vrai, et c’est incomplet. Des Français ont gagné, enseigné et transmis, parfois en défrichant des disciplines que personne ne connaissait ici. Clin d’œil à quelques-uns.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le judo, une maison française</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France est l’un des pays les plus licenciés au monde en judo, et cela ne doit rien au hasard : la discipline y a été implantée tôt, structurée par des clubs, et enseignée à des enfants avant d’être un sport de haut niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>David Douillet</strong> a donné à ce judo son premier visage populaire. Quatre titres mondiaux, et deux titres olympiques, à Atlanta en 1996 puis à Sydney en 2000. Pour toute une génération, le judo a eu sa tête et sa carrure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Teddy Riner</strong> a fait autre chose : il a duré. Onze titres de champion du monde, des médailles olympiques sur cinq Jeux consécutifs, de Pékin 2008 à Paris 2024. La longévité, dans une discipline où l’on tombe pour de vrai plusieurs fois par entraînement, est un exploit distinct de la victoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il faut retenir n’est pas le décompte. C’est qu’un pays sans tradition japonaise a produit, pendant trente ans, des judokas que le Japon devait battre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le karaté, une médaille qui n’a existé qu’une fois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le karaté n’a été au programme olympique qu’une seule fois, à Tokyo en 2021. Une seule édition, jamais reconduite depuis. <strong>Steven Da Costa</strong> y a remporté la toute première médaille d’or olympique du kumite masculin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Champion du monde en 2018, double champion d’Europe, il gagne le jour où la discipline entre et sort de l’olympisme. Ce titre-là ne sera partagé avec personne : il restera le premier, et pour l’instant le seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Luta Livre a un père en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà la partie que l’on raconte le moins. La <em>luta livre esportiva</em>, cette lutte brésilienne au sol qui se pratique sans kimono, n’existait pas en France avant que <strong>Flávio Peroba Santiago</strong> ne la porte ici. Mestre de la discipline, il l’a enseignée, structurée, et formée à partir de presque rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une bonne partie de l’histoire de la Luta Livre française s’est écrite dans une salle de Vanves. Pas dans un centre national, pas dans un institut : dans un club.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les élèves qu’il a formés, <strong>Nicolas Renier</strong> est devenu l’un des meilleurs compétiteurs du circuit, titré en 70 kilos sous les couleurs de son équipe. La chaîne est courte et lisible : un homme arrive, enseigne, et vingt ans plus tard ses élèves gagnent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement le schéma des Gracie au Brésil, un siècle plus tôt, à partir de ce que Mitsuyo Maeda leur avait transmis. Une discipline voyage rarement par les institutions. Elle voyage par des gens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le MMA, une génération sans terrain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les combattants français de MMA ont une particularité : ils se sont construits pendant que leur discipline était interdite en France, jusqu’en 2020. Aucune filière, aucun pôle, aucune licence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ciryl Gane</strong> en est l’exemple le plus net. Deux fois champion de France de muay-thaï, il commence le MMA tard et devient, en août 2021, champion intérimaire des poids lourds de l’UFC : le premier Français à décrocher une ceinture dans cette organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière lui, une génération entière arrive, souvent issue du karaté, du judo, de la lutte ou de la boxe. Le paradoxe est plaisant : l’interdiction a forcé ces combattants à d’abord devenir bons ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ceux qu’on ne compte pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette liste est injuste, comme toutes les listes. Elle laisse de côté les championnes, nombreuses et souvent moins racontées. Elle laisse de côté les entraîneurs, dont le nom n’apparaît sur aucun palmarès. Et elle laisse de côté l’essentiel : les professeurs de club qui, un mardi soir, corrigent une saisie à un gamin de douze ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un titre mondial est un aboutissement. Une discipline qui survit à son fondateur est autre chose. Kanô n’a pas légué des médailles, il a légué une méthode. Flávio Peroba Santiago n’a pas apporté un palmarès en France, il a apporté une pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous voulez ajouter un nom à cette page, écrivez-nous. Elle est faite pour s’allonger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les palmarès évoluent. Ceux mentionnés ici ont été vérifiés à la publication ; signalez-nous toute inexactitude.</em></p>

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		<title>Le Cercle Tissier, un dojo devenu institution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 20:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Aïkido]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rentré de Tokyo en 1976 avec sept ans de Hombu Dojo, Christian Tissier a formé une génération d’enseignants.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En juillet 1976, un Français de vingt-cinq ans rentre de Tokyo avec un 4e dan et sept ans d’entraînement quotidien au Hombu Dojo de l’Aikikai. Il s’installe à Vincennes et y ouvre une salle. Un demi-siècle plus tard, une grande partie de l’aïkido français descend de cette adresse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enfant du tatami</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian Tissier</strong>, né à Paris en 1951, commence l’aïkido en 1962, à onze ans, auprès de Jean-Claude Tavernier. Il devient ensuite l’élève de Mutsuro Nakazono, qui lui remet son 2e dan avant son départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1969, à dix-huit ans, il part pour le Japon. Il ne s’agit pas d’un stage : il reste sept ans au Hombu Dojo, le siège mondial de la discipline, à une époque où très peu d’Occidentaux s’y installent durablement. Il y suit notamment <strong>Seigo Yamaguchi</strong>, dont le travail fluide marquera durablement son propre aïkido, ainsi que Kisaburo Osawa et le deuxième doshu, <strong>Kisshōmaru Ueshiba</strong>, fils du fondateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce détail de parcours compte pour comprendre la suite. Tissier ne rapporte pas une méthode apprise en stages, il rapporte une pratique acquise sur place, dans la langue, dans la durée, auprès de ceux qui la faisaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vincennes, une fabrique de professeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cercle Christian Tissier, ouvert à son retour, n’est pas resté un club parmi d’autres. Il est devenu le lieu où s’est formée une bonne part des enseignants français de la discipline, et la plupart des délégués techniques de la fédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un modèle assez rare en France, où l’enseignement des arts martiaux se disperse d’ordinaire entre des centaines de petites associations municipales. Un centre dense, ouvert largement dans la semaine, où l’on croise plusieurs disciplines et plusieurs niveaux sur les mêmes tatamis, produit autre chose qu’un cours de deux heures le mardi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Un club forme des pratiquants. Un dojo qui dure forme des professeurs, et ce sont eux qui font une discipline nationale.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Les grades, et ce qu’ils disent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La progression se lit comme une chronique des relations entre la France et le Japon. L’Aikikai lui décerne le 5e dan en 1981, le 6e en 1986. Le 7e dan français arrive en 1997 ; le 7e dan de l’Aikikai lui est remis en janvier 1998 par Kisshōmaru Ueshiba en personne, chez lui, en présence de son fils et futur successeur Moriteru.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 9 janvier 2016, lors de la cérémonie du Kagamibiraki à Tokyo, il reçoit le 8e dan Aikikai des mains du doshu Moriteru Ueshiba, aux côtés de Tsuruzo Miyamoto et Jiro Kimura. Les sources concordent pour en faire le seul aïkidoka non japonais à avoir reçu ce grade de l’Aikikai de Tokyo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut hausser les épaules devant une numérotation de ceintures. Elle dit pourtant quelque chose de précis : une école japonaise, réputée avare de ses grades élevés, a reconnu qu’un étranger enseignait sa discipline au niveau de ses propres shihan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cela change au débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons écrit ailleurs, sans détour, ce qu’on peut reprocher à <a href="/aikido-a-quoi-sert-une-discipline-sans-competition/">l’aïkido comme méthode de combat</a> : une pratique sans opposition réelle ne devient pas fausse, elle devient invérifiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence d’une école comme celle-ci ne répond pas à cette objection, et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Elle déplace en revanche une autre question, celle de la transmission. Une discipline qui produit pendant cinquante ans des enseignants formés au même endroit, avec les mêmes exigences techniques, tient sur autre chose que sur la réputation d’un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs la leçon que Kanō avait tirée bien avant : ce qui survit à un fondateur n’est ni son palmarès ni son charisme, c’est une méthode que d’autres savent enseigner à leur tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les grades et les dates cités ici proviennent des biographies publiées par le Cercle Tissier et par des sources spécialisées ; signalez-nous toute inexactitude.</em></p>

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