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	<title>Ninjutsu Archives - ChokeNami</title>
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	<description>Arts martiaux, histoire, culture, équipement</description>
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		<title>Arnaud Cousergue et le ninjutsu en France</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 20:52:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Bujinkan]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Ninjutsu]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du sabre de Michel Coquet au dojo de Vincennes : comment le ninjutsu s’est installé en France, et qui l’y a tenu.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le ninjutsu arrive en France au milieu des années 1980, par une poignée de pratiquants qui font le voyage de Noda, au Japon, pour s’entraîner auprès de Masaaki Hatsumi. Il y est aujourd’hui enseigné dans de nombreux clubs. Entre les deux, un dojo de Vincennes et un homme, Arnaud Cousergue, ont joué un rôle central.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Michel Coquet, le pionnier du budo ancien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire commence un peu avant le ninjutsu, avec un homme qui regardait vers le Japon ancien quand la France ne connaissait guère que le judo sportif. <strong>Michel Coquet</strong>, né en 1944, enseigne le sabre de la Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū, l’une des plus anciennes écoles de sabre du Japon. Il en devient instructeur officiel, <em>kyōshi</em>, en 2002, avant de se retirer en 2004.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur d’une quarantaine de livres, il écrit sur le budo, dont <em>Budo, l’esprit des arts martiaux</em> en 2003, mais aussi sur l’Inde, le yoga et les spiritualités d’Orient. Pour lui, l’art martial est d’abord une voie de maîtrise de soi, non un sport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut être précis sur son rôle. Les sources disponibles ne le montrent pas enseignant le ninjutsu. Il est le pionnier d’une génération de pratiquants français tournés vers les écoles anciennes, et c’est l’un de ses élèves qui va rapporter le ninjutsu du Japon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sylvain Guintard, le passeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sylvain Guintard</strong> pratique les arts martiaux depuis 1975. Il passe par le kung-fu, puis, à vingt ans, étudie le sabre pendant deux ans auprès de Michel Coquet. Il commence ensuite à se rendre régulièrement au Japon, pour étudier à la fois les écoles anciennes et le <em>ninpō taijutsu</em> de Masaaki Hatsumi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1985, il lance le Bujinkan France. Quatre ans plus tard, en 1989, déjà huitième dan et responsable du Bujinkan pour la France, il prend son indépendance vis-à-vis de l’organisation de Hatsumi. Il part vivre au Japon, où il réside jusqu’en 2001, et se consacre aux écoles anciennes, notamment à l’art de la chaîne auprès de maître Nawa Yumio. Il a depuis publié plusieurs livres sur les arts martiaux japonais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arnaud Cousergue, du judo au Bujinkan</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arnaud Cousergue</strong> naît en 1959 à Casablanca. Il commence par le judo en 1969 et obtient sa ceinture noire en 1979, puis prépare un diplôme d’enseignant de judo en parallèle d’études de commerce international. Lors d’un MBA en Californie, il découvre le jūjutsu ancien, le <em>yawara</em>. De retour en France, il est officier instructeur au 1er régiment d’infanterie de marine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1984, Sylvain Guintard lui fait découvrir le ninjutsu. Il fait partie du noyau qui lance le Bujinkan France l’année suivante. En 1987, plusieurs clubs parisiens ouvrent, dont celui du PUC à la Cité universitaire. En 1989, il obtient le cinquième dan, et avec lui le titre de <em>shidōshi</em>, enseignant reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le départ de Guintard, c’est lui qui prend la direction du Bujinkan France, en 1990. Deux ans plus tard, le dojo s’installe à Vincennes et prend le nom de Kuma Dōjō, le dojo de l’ours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-1024x683.webp" alt="Schéma de filiation : Takamatsu Toshitsugu, Masaaki Hatsumi, Sylvain Guintard et Arnaud Cousergue reliés par un trait rouge ; Michel Coquet relié à Guintard par un trait pointillé, pour le sabre" class="wp-image-408" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-1024x683.webp 1024w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-300x200.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-768x512.webp 768w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-1536x1024.webp 1536w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-500x333.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation-700x467.webp 700w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/cousergue-filiation.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La filiation du ninjutsu Bujinkan en France. Michel Coquet n’est pas dans la lignée du ninjutsu : il est le premier maître de sabre de Sylvain Guintard. Schéma ChokeNami.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vincennes, porte d’entrée de Hatsumi en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kuma Dōjō organise avec Masaaki Hatsumi deux grands stages internationaux, les <em>taikai</em>, en 1993 et en 1997, à l’époque où le maître enseignait encore hors du Japon. Pour beaucoup de pratiquants français, ce sont de rares occasions de le voir enseigner sans faire le voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arnaud Cousergue, lui, fait le voyage. Selon sa biographie, il se rend au Japon plusieurs fois par an pour s’entraîner auprès de Hatsumi, participe à plus de quarante <em>taikai</em> et anime une vingtaine de stages par an à travers le monde. Il reçoit le quinzième dan, <em>jūgodan</em>, le plus haut grade du Bujinkan, en 2004, puis plusieurs diplômes honorifiques, et le titre de <em>Dai Shihan</em>, grand maître enseignant, en 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il écrit aussi, en anglais : <em>The Spirit of Movement</em>, en 2014, réflexion sur ce que signifie être un véritable élève, et <em>Bujinkan Chronicles</em>, en 2017, qui rassemble ses textes sur ses séjours au Japon entre 2008 et 2010.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Le Bujinkan ne s’apprend pas par correspondance. Pendant trente ans, la référence française a été celui qui faisait le voyage, puis le racontait.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Le paysage français aujourd’hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bujinkan France n’est plus seul. D’autres enseignants français ont reçu le titre de <em>Dai Shihan</em>, comme Laïd Bouadjadja en 2018 ou Jean-François Beaudart, qui enseigne depuis 1988. D’anciens élèves de Hatsumi ont aussi fondé leurs propres écoles, indépendantes du Bujinkan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une précaution s’impose en lisant tout ce qui précède. Les grades du Bujinkan sont délivrés par l’organisation japonaise elle-même, en dehors du système fédéral français, et l’essentiel des dates citées ici vient des biographies publiées par les dojos concernés. Elles sont précises et cohérentes entre elles ; elles n’ont pas pour autant été vérifiées par une source indépendante. C’est le cas de presque toute l’histoire récente du ninjutsu, en France comme ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste un fait : depuis 1990, le dojo de Vincennes est le point fixe de cette discipline en France, et Arnaud Cousergue celui qui l’a tenu. C’est la définition la plus simple d’une référence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chronologie</h2>



<ul class="wp-block-list cn-chronologie">
<li><strong>1944</strong> Naissance de Michel Coquet.</li>



<li><strong>1959</strong> Naissance d’Arnaud Cousergue à Casablanca.</li>



<li><strong>1969</strong> Cousergue commence le judo.</li>



<li><strong>1975</strong> Sylvain Guintard commence les arts martiaux ; il étudiera le sabre auprès de Michel Coquet.</li>



<li><strong>1979</strong> Cousergue obtient sa ceinture noire de judo.</li>



<li><strong>1984</strong> Guintard fait découvrir le ninjutsu à Cousergue.</li>



<li><strong>1985</strong> Naissance du Bujinkan France, lancé par Sylvain Guintard.</li>



<li><strong>1987</strong> Ouverture de plusieurs clubs parisiens.</li>



<li><strong>1989</strong> Cousergue devient <em>shidōshi</em>, cinquième dan. Guintard quitte l’organisation de Hatsumi et part vivre au Japon.</li>



<li><strong>1990</strong> Cousergue prend la direction du Bujinkan France.</li>



<li><strong>1992</strong> Installation à Vincennes : naissance du Kuma Dōjō.</li>



<li><strong>1993</strong> Premier <em>taikai</em> international avec Masaaki Hatsumi.</li>



<li><strong>1997</strong> Second <em>taikai</em> avec Hatsumi.</li>



<li><strong>2004</strong> Cousergue reçoit le quinzième dan.</li>



<li><strong>2014</strong> Titre de <em>Dai Shihan</em>. Parution de <em>The Spirit of Movement</em>.</li>



<li><strong>2017</strong> Parution de <em>Bujinkan Chronicles</em>.</li>



<li><strong>2018</strong> Laïd Bouadjadja devient à son tour <em>Dai Shihan</em>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Visuel : ChokeNami, d’après le nom du Bujinkan en caractères japonais.</em></p>

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		<title>Masaaki Hatsumi, la référence mondiale du ninjutsu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 20:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Bujinkan]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Ninjutsu]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il a fait d’une curiosité japonaise une discipline mondiale. Son portrait doit tenir ensemble l’œuvre et les doutes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sans lui, le ninjutsu serait resté une curiosité japonaise, quelques noms dans des traités et des romans. Masaaki Hatsumi en a fait une discipline enseignée sur tous les continents, avec ses dojos, ses grades et ses pèlerinages à Noda. Le portrait honnête d’un tel homme doit tenir deux choses à la fois : l’ampleur de ce qu’il a bâti, et les doutes sérieux qui pèsent sur l’ancienneté de ce qu’il a reçu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rebouteux de Noda</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il naît le 2 décembre 1931 à Noda, dans la préfecture de Chiba, au nord-est de Tokyo. Son nom, 初見良昭, se lit à l’état civil Yoshiaki ; c’est sous une autre lecture des mêmes caractères, Masaaki, qu’il deviendra célèbre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’université, il exerce comme <em>seikotsu-shi</em>, rebouteux, un métier traditionnel japonais de soin des os et des articulations, très lié au monde du judo. Ce détail compte : toute sa vie, son enseignement parlera du corps comme d’une mécanique qu’on connaît de l’intérieur, et de la blessure comme de quelque chose qu’on évite plus qu’on ne l’inflige.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quinze ans d’apprentissage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À vingt-six ans, à la fin des années 1950, il rencontre celui qui va décider de sa vie : <strong>Takamatsu Toshitsugu</strong>, vieil homme installé dans la région de Nara, héritier de plusieurs écoles martiales anciennes. Hatsumi devient son élève. Pendant quinze ans, il traverse régulièrement le pays pour s’entraîner auprès de lui et de sa famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Takamatsu meurt le 2 avril 1972, après avoir transmis à son élève la direction de ses écoles. Hatsumi devient le trente-quatrième <em>sōke</em>, grand maître, de Togakure-ryū, et le chef de huit autres écoles. La même année, il fonde à Noda le <strong>Bujinkan</strong>, 武神館, la « maison du guerrier divin », qui réunit l’ensemble sous le nom de <em>budō taijutsu</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir la porte au monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le geste décisif est celui-là : Hatsumi accepte des élèves étrangers. Dans les années 1970, l’Américain Stephen K. Hayes vient s’entraîner à Noda, puis ouvre un dojo aux États-Unis et publie des livres qui feront découvrir la discipline à un large public. D’autres suivent, d’Europe, d’Israël, d’Amérique latine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir des années 1980, c’est Hatsumi lui-même qui voyage. Il donne à l’étranger de grands stages internationaux, les <em>taikai</em>, qui rassemblent des pratiquants venus de nombreux pays. Le dojo de Vincennes en organise deux avec lui, en 1993 et en 1997, comme nous le racontons dans notre portrait d’Arnaud Cousergue.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="720" height="480" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-dojo.webp" alt="Masaaki Hatsumi, assis en tenue sombre, remet un diplôme à un élève dans un dojo dont les murs portent des armes de bois" class="wp-image-404" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-dojo.webp 720w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-dojo-300x200.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-dojo-500x333.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-dojo-700x467.webp 700w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption">Masaaki Hatsumi, à gauche, remet un diplôme d’enseignant à Shihan Iglesia, du Bujinkan argentin, dans son dojo. Photographie : Bujinkan Argentina, sous licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0" rel="license nofollow">CC BY-SA 4.0</a>, via Wikimedia Commons.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bujinkan devient l’une des organisations martiales japonaises les plus internationales qui soient. Le revers est connu : un réseau aussi vaste, avec des grades délivrés par un seul homme, produit inévitablement des écarts de niveau d’un dojo à l’autre, et des débats récurrents, parmi les pratiquants eux-mêmes, sur la valeur des grades.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enseignement qui refuse la forme fixe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hatsumi enseigne d’une façon qui déroute ceux qui viennent du judo ou du karaté. Les écoles anciennes ont leurs techniques codifiées, et il les transmet. Mais à mesure que les années passent, il insiste de moins en moins sur la forme et de plus en plus sur ce qu’elle permet : bouger juste, au bon moment, sans plan préétabli, en s’adaptant à ce que fait l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses démonstrations de vieil homme, qui semblent ne rien faire et désarment pourtant des partenaires bien plus jeunes, sont devenues un objet de fascination et de débat. Pour ses élèves, c’est l’aboutissement d’une vie de pratique. Pour ses critiques, c’est un enseignement si libre qu’il devient impossible à transmettre ou à évaluer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les techniques sont la porte d’entrée. Ce qu’il voulait transmettre se trouvait derrière, et c’est la partie qui ne s’écrit pas.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">L’auteur, l’artiste, l’acteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hatsumi publie beaucoup, au Japon comme en anglais. Parmi ses livres traduits : <em>Essence of Ninjutsu</em> en 1988, <em>The Way of the Ninja</em> en 2004, <em>Japanese Sword Fighting</em> en 2006, <em>Unarmed Fighting Techniques of the Samurai</em> en 2008, <em>The Essence of Budo</em> en 2011, <em>The Complete Ninja</em> en 2014. Il peint et calligraphie aussi, abondamment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il prête même son visage à la télévision. En 1988 et 1989, dans la série <em>Sekai Ninja Sen Jiraiya</em>, il joue le mentor du héros, un vieux maître présenté comme le trente-quatrième grand maître de Togakure-ryū, soit son propre titre. Le nom de la série reprend celui de Jiraiya, le ninja magicien des estampes du XIXe siècle : la boucle entre la légende et l’art martial est bouclée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les distinctions suivent. Le magazine américain <em>Black Belt</em> le nomme instructeur de l’année en 1986 ; il reçoit au Japon un prix culturel international en 2000, puis divers hommages à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les doutes sur la lignée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut en parler, car c’est la question qui revient toujours. Le <em>Bugei Ryūha Daijiten</em>, dictionnaire de référence des écoles martiales japonaises, conteste dès 1963 la généalogie de Togakure-ryū telle que Takamatsu l’a présentée. L’édition de 1969 la juge assemblée récemment par Takamatsu lui-même ; celle de 1978 parle d’embellissements, de personnages vieillis pour donner à l’école plus d’ancienneté qu’elle n’en a.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun document indépendant, antérieur à Takamatsu, ne vient établir l’existence de cette école au XIIe siècle comme elle le revendique. Ce débat porte sur les généalogies, non sur Hatsumi, qui a transmis ce qu’il avait reçu. Il porte encore moins sur la valeur de ce qu’on pratique au Bujinkan, qui se mesure au dojo et non dans les archives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de son quatre-vingt-huitième anniversaire, en décembre 2019, Hatsumi annonce qui lui succède à la tête de ses écoles. Togakure-ryū revient à Tsutsui Takumi ; les autres écoles sont confiées à d’autres élèves japonais de longue date. Il se retire ensuite de l’enseignement actif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="508" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-1024x508.webp" alt="Photo de groupe en plein air : des pratiquants en dōgi noir du Bujinkan et d’autres en dōgi blanc, armes à la main" class="wp-image-405" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-1024x508.webp 1024w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-300x149.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-768x381.webp 768w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-1536x761.webp 1536w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-500x248.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie-700x347.webp 700w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/hatsumi-bujinkan-bolivie.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Démonstration commune à la fête des récoltes de Colonia Okinawa, colonie japonaise de Bolivie, en août 2011 ; le Bujinkan bolivien porte le dōgi noir. L’héritage de Hatsumi se mesure aussi là, à l’autre bout du monde. Photographie : 普頭, sous licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0" rel="license nofollow">CC BY-SA 4.0</a>, via Wikimedia Commons. Notre version redimensionnée est diffusée sous la même licence.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son œuvre est singulière : un art martial moderne, assemblé à partir d’écoles dont l’âge reste discuté, enseigné avec une liberté qui en a désarçonné plus d’un, et pratiqué aujourd’hui de Noda à Vincennes et de Vincennes à la Bolivie. C’est à ce titre, et pas à un autre, qu’il est la référence mondiale de la discipline.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chronologie</h2>



<ul class="wp-block-list cn-chronologie">
<li><strong>1889</strong> Naissance de Takamatsu Toshitsugu, son futur maître.</li>



<li><strong>1931</strong> Naissance de Masaaki Hatsumi à Noda, le 2 décembre.</li>



<li><strong>Fin des années 1950</strong> Il devient l’élève de Takamatsu, pour quinze ans.</li>



<li><strong>1963</strong> Le <em>Bugei Ryūha Daijiten</em> met en doute la généalogie de Togakure-ryū.</li>



<li><strong>1972</strong> Mort de Takamatsu. Hatsumi, trente-quatrième grand maître, fonde le Bujinkan.</li>



<li><strong>Années 1970</strong> Premiers élèves étrangers, dont Stephen K. Hayes.</li>



<li><strong>1986</strong> Instructeur de l’année du magazine <em>Black Belt</em>.</li>



<li><strong>1988</strong> Parution d’<em>Essence of Ninjutsu</em>. Il joue dans la série <em>Sekai Ninja Sen Jiraiya</em>.</li>



<li><strong>1993</strong> Premier <em>taikai</em> international organisé avec lui par le dojo de Vincennes.</li>



<li><strong>1997</strong> Second <em>taikai</em> avec le dojo de Vincennes.</li>



<li><strong>2000</strong> Prix culturel international au Japon.</li>



<li><strong>2014</strong> Parution de <em>The Complete Ninja</em>.</li>



<li><strong>2019</strong> Il désigne ses successeurs ; Togakure-ryū revient à Tsutsui Takumi.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Visuel : ChokeNami, d’après le nom de Masaaki Hatsumi en caractères japonais.</em></p>

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		<title>Le ninjutsu, d’un savoir de l’ombre à un art martial</title>
		<link>https://chokenami.com/le-ninjutsu-savoir-de-lombre-art-martial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 20:52:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Disciplines]]></category>
		<category><![CDATA[Bujinkan]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Ninjutsu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un savoir d’espionnage consigné au XVIIe siècle, un art martial né au XXe. Ce qui les relie est la question qui fâche.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mot ninjutsu désigne deux choses qu’il faut séparer avant de parler de l’une ou de l’autre. Un savoir historique, celui des <em>shinobi</em> de l’époque des provinces en guerre, consigné dans des traités du XVIIe siècle. Et un art martial moderne, enseigné dans des dojos du monde entier depuis les années 1970. Ce qui relie les deux est précisément la question qui fâche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que disent les traités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus complet s’appelle le <em>Bansenshūkai</em>, 萬川集海, « dix mille rivières se rassemblent dans la mer ». Fujibayashi Yasutake le compile en 1676 à partir de ce que savent encore les familles d’Iga et de Kōga. Le titre dit le projet : réunir des savoirs dispersés avant qu’ils ne se perdent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui l’ouvre en espérant un manuel de combat sera déçu. Le traité commence par l’état d’esprit et la droiture, se poursuit par le commandement, puis consacre l’essentiel de ses pages au renseignement. Il distingue l’infiltration à découvert, <em>yōnin</em>, où l’on entre sous une fausse identité, et l’infiltration cachée, <em>innin</em>, où l’on entre sans être vu. Viennent ensuite les outils pour grimper, franchir l’eau, faire du feu ou de la fumée, et un long chapitre sur le ciel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="893" height="677" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees.webp" alt="Page manuscrite du Bansenshūkai, avec un diagramme circulaire des marées et du cycle lunaire" class="wp-image-399" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees.webp 893w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees-300x227.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees-768x582.webp 768w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees-500x379.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-marees-700x531.webp 700w" sizes="auto, (max-width: 893px) 100vw, 893px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le diagramme des marées du <em>Bansenshūkai</em>. Choisir son heure comptait autant que savoir se battre : marées, lune et météo décident d’une traversée ou d’une approche de nuit. Domaine public, via Wikimedia Commons.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Car le <em>shinobi</em> choisit son moment. Le traité enseigne à lire les marées, la course de la lune, les signes du temps, pour savoir quand une rivière se franchit et quand une nuit sera assez noire. Il enseigne aussi à écrire sans être lu.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="806" height="642" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha.webp" alt="Page manuscrite présentant en colonnes des caractères composés servant d’alphabet chiffré" class="wp-image-400" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha.webp 806w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha-300x239.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha-768x612.webp 768w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha-500x398.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-shinobi-iroha-700x558.webp 700w" sizes="auto, (max-width: 806px) 100vw, 806px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le <em>shinobi iroha</em>, l’alphabet chiffré du <em>Bansenshūkai</em> : chaque syllabe y est remplacée par un caractère fabriqué de toutes pièces, que seul l’initié sait lire. Domaine public, via Wikimedia Commons.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le second grand texte, le <em>Shōninki</em>, rédigé en 1681 par Natori Masatake, insiste davantage encore sur la psychologie : observer les gens, deviner leurs faiblesses, savoir parler et savoir se taire. Le <em>shinobi</em> qu’il décrit ressemble moins à un combattant qu’à un agent de renseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un savoir, pas une école de combat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point est essentiel et souvent oublié. Le <em>shinobi</em> historique était d’abord un guerrier. Il savait se battre comme se battaient les guerriers de son temps, au sabre, à la lance, à l’arc, et ces techniques s’apprenaient dans les écoles ordinaires. Son savoir propre était ailleurs : dans l’art de ne pas avoir à se battre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’a donc jamais existé, à notre connaissance, de « ninjutsu » au sens d’une méthode de combat à mains nues propre aux ninjas. L’art martial qui porte ce nom aujourd’hui est une construction du XXe siècle. Ce n’est pas un reproche : le judo et l’aïkido le sont aussi. C’en est la description.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les hommes qui ont fait le passage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au XXe siècle, quelques personnages se présentent comme les héritiers des anciennes familles. Le plus célèbre de son vivant est <strong>Fujita Seiko</strong>, né en 1898, mort en 1966, qui se dit dépositaire de la branche Wada du Kōga-ryū. On le surnomme le dernier ninja. Dans son autobiographie, parue en 1958, il écrit qu’il n’a enseigné son art à personne et qu’il ne le transmettra pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre lignée, celle qui va essaimer, passe par <strong>Takamatsu Toshitsugu</strong>, né en 1889 près de Kobe et mort en 1972 à Nara. Formé enfant par son grand-père, Toda Shinryūken, il hérite de plusieurs écoles, dont trois se réclament du ninjutsu. Sa vie, telle qu’il l’a racontée, est un roman : des années en Chine, des combats, un surnom de « tigre de Mongolie ». Les historiens n’ont pas pu vérifier ces récits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin des années 1950, un jeune homme de Noda, près de Tokyo, devient son élève. Il s’appelle <strong>Masaaki Hatsumi</strong>. Pendant quinze ans, il fait le voyage jusqu’à Nara pour s’entraîner auprès de lui. À la mort de Takamatsu, en 1972, il reçoit la direction de ses neuf écoles et fonde le <strong>Bujinkan</strong>, 武神館, la « maison du guerrier divin ». Nous lui consacrons un article à part.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’on pratique au Bujinkan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des neuf écoles réunies par Hatsumi, trois sont présentées comme des écoles de ninjutsu, dont Togakure-ryū ; les six autres sont des écoles de combat de guerriers, proches du jūjutsu. L’ensemble est enseigné sous le nom de <em>budō taijutsu</em>, l’art martial par le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y apprend à chuter et à rouler, à se déplacer, à frapper, à luxer, à projeter, puis à manier des armes : bâton long et court, sabre, chaîne, lames de jet. Il n’y a pas de compétition. Les grades vont jusqu’au quinzième dan, et le passage du cinquième est resté célèbre : le candidat, assis, les yeux fermés, doit esquiver un coup de sabre de bambou porté dans son dos, au moment où il le sent venir. C’est à ce grade qu’on devient <em>shidōshi</em>, enseignant reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1970, l’Américain Stephen K. Hayes ouvre l’un des premiers dojos hors du Japon et publie des livres qui vont nourrir, la décennie suivante, une véritable mode. D’anciens élèves de Hatsumi fondent ensuite leurs propres organisations : le Genbukan de Tanemura Shōtō en 1984, le Jinenkan de Manaka Fumio en 1996.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question de l’authenticité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Bugei Ryūha Daijiten</em> est l’ouvrage de référence japonais sur les écoles martiales anciennes. Dans ses éditions de 1963, 1969 et 1978, il met en doute la généalogie de Togakure-ryū présentée par Takamatsu. Il y relève des embellissements, des personnages vieillis pour faire paraître l’école plus ancienne, et juge en 1969 que cette généalogie a été assemblée récemment, à la faveur de la mode des récits de ninjas qui a suivi l’ère Taishō.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’école revendique une fondation au XIIe siècle. Aucun document antérieur à Takamatsu ne permet de le vérifier, et les pratiquants invoquent souvent la perte d’archives pendant la guerre. Des historiens occidentaux des arts martiaux anciens, comme Karl Friday, ont posé la question sans détour : le ninjutsu moderne est-il une école ancienne, au sens où l’entendent les Japonais ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat a une autre voix, inattendue. <strong>Kawakami Jinichi</strong>, né en 1949, se présente comme le vingt et unième chef de la famille Ban de Kōga. Directeur honoraire du musée du ninja d’Iga, nommé en 2011 à l’université de Mie pour y étudier le ninjutsu, il a annoncé en 2012 qu’il ne désignerait pas de successeur. Son argument est simple : nous avons aujourd’hui des armes à feu, internet et une bien meilleure médecine, et cet art n’a plus sa place. Ses propres revendications, il faut le dire, ne sont pas davantage vérifiables que les autres.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Qu’une école soit moins ancienne qu’elle ne le dit ne rend pas son enseignement faux. Cela oblige seulement à le présenter pour ce qu’il est.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Le ninjutsu, entre dojo et parc à thème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon même, le ninjutsu est devenu une affaire de patrimoine et de tourisme. Iga et Kōka proposent des stages d’une journée, costume compris, où l’on apprend à lancer un shuriken et à marcher sans bruit. Ce n’est pas de l’art martial, et personne ne le prétend. C’est la manière dont deux régions rurales vivent aujourd’hui de leur légende.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-1024x575.webp" alt="Quatre visiteuses en costume noir de ninja posent en riant devant les érables d’automne, à Kōka" class="wp-image-401" srcset="https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-1024x575.webp 1024w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-300x168.webp 300w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-768x431.webp 768w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-1536x862.webp 1536w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-500x281.webp 500w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka-700x393.webp 700w, https://chokenami.com/wp-content/uploads/2026/10/ninjutsu-koka.webp 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stage d’une journée au village ninja de Kōka. Photographie : go.biwako, sous licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0" rel="license nofollow">CC BY-SA 2.0</a>, via Wikimedia Commons. Notre version redimensionnée est diffusée sous la même licence.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le ninjutsu des dojos est autre chose : une discipline exigeante, souple, sans compétition, qui a ses pratiquants fidèles sur tous les continents. Ses écoles sont sans doute moins vieilles que leurs généalogies. Ce qu’elles enseignent, en revanche, se juge sur le tatami, comme pour toutes les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chronologie</h2>



<ul class="wp-block-list cn-chronologie">
<li><strong>1676</strong> Fujibayashi Yasutake compile le <em>Bansenshūkai</em>, somme des savoirs d’Iga et de Kōga.</li>



<li><strong>1681</strong> Natori Masatake rédige le <em>Shōninki</em>.</li>



<li><strong>1889</strong> Naissance de Takamatsu Toshitsugu.</li>



<li><strong>1898</strong> Naissance de Fujita Seiko, futur « dernier ninja ».</li>



<li><strong>1958</strong> Fujita Seiko publie son autobiographie. Vers la même époque, Masaaki Hatsumi devient l’élève de Takamatsu.</li>



<li><strong>1963</strong> Le <em>Bugei Ryūha Daijiten</em> met en doute la généalogie de Togakure-ryū. Il le répète en 1969 et 1978.</li>



<li><strong>1966</strong> Mort de Fujita Seiko, sans héritier désigné.</li>



<li><strong>1972</strong> Mort de Takamatsu. Hatsumi fonde le Bujinkan.</li>



<li><strong>Années 1970</strong> Stephen K. Hayes ouvre l’un des premiers dojos hors du Japon, aux États-Unis.</li>



<li><strong>1984</strong> Tanemura Shōtō fonde le Genbukan.</li>



<li><strong>1996</strong> Manaka Fumio fonde le Jinenkan.</li>



<li><strong>2011</strong> Kawakami Jinichi rejoint l’université de Mie pour étudier le ninjutsu.</li>



<li><strong>2012</strong> Kawakami annonce qu’il ne désignera pas de successeur.</li>



<li><strong>2017</strong> L’université de Mie ouvre son centre international de recherche sur les ninjas.</li>



<li><strong>2019</strong> Hatsumi désigne les successeurs de ses neuf écoles.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Visuel : les volumes du Bansenshūkai exposés au Shinobi no sato, à Kōka. Photographie : Motokoka, sous licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0" rel="license nofollow">CC BY-SA 4.0</a>, via Wikimedia Commons. Notre recadrage est diffusé sous la même licence.</em></p>

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